Energie : Russie et Afrique

J’ai parcouru le numéro de Diplomatie – mai-juin 2007. J’y ai relevé quelques éléments pour nourrir la réflexion sur le sujet.

En Russie

  • la Russie possède 26,6 % des réserves de gaz et 6,2 % des réserves de pétrole ;
  • la Russie est le premier producteur de gaz (21,6 % de la production mondiale) et le deuxième plus important producteur de pétrole (12,1 % de la production mondiale) après l’Arabie Saoudite ;
  • la Russie est la troisème plus grande consommatrice d’énergie primaire ;
  • 80 % du gaz russe vers l’Europe transite par l’Ukraine et 20 % par la Biélorussie ;
  • d’ici 5 à 7 ans, la Russie ne pourrait plus répondre à ses engagements de livraison de gaz à l’Europe et à l’Asie.

En Afrique

Le réchauffement de la planète inquiète et l’énergie nucléaire semble une alternative crédible, d’autant que la consommation mondiale d’électricité augmente et que le nucléaire devient compétitif à partir d’un baril de pétrole à 30 dollars. Les réacteurs nucléaires n’émettent aucun gaz qui contribue au réchauffement de la planète.

Les différents aléas climatiques (tempête de décembre 1999, canicule de l’été 2003, inondations de la Nouvelle-Orléans en 2005) ont persuadé les opinions publiques qu’il était impératif de ne plus rejeter autant de gaz carbonique.

En Afrique, plusieurs pays disposent du nucléaire civil :

  • l’Afrique du Sud a une centrale nucléaire,
  • l’Algérie dispose de deux réacteurs,
  • le Nigéria met en oeuvre son programme nucléaire.

Mais plusieurs défis sont à relever :

  • une centrale nucléaire coûterait entre 2 et 3 milliards de dollars ;
  • entre huit et quinze ans sont nécessaires entre le démarrage du projet et sa mise en oeuvre ; d’ici là, cette technologie ne sera-t-elle pas obsolète ?
  • quelle assurance existe-t-il que ces équipements seront correctement entretenus ? la sécurisation d’un site est-elle totalement maîtrisée ?
  • la toxicité des déchets nucélaires dure des milliers d’années ; la technologie permettant de séparer les résidus et de les bombarder avec des neutrons pour diminuer la durée de la radioactivité ne devrait être disponible que d’ici une trentaine d’années ;
  • pourquoi les énergies nouvelles et renouvelables (éolienne, solaire, biomasse, hydraulique) ne sont-elles pas développées ?

Diplomatie relève que la diplomatie du nucléaire russe en Afrique s’inscrit dans une stratégie d’opposition aux Etats-Unis qui refusent toujours de signer le protocole de Kyoto, au motif que le gaz carbonique n’est pas un polluant et que serait remis en cause son dynamisme économique.


Ecrit par Lise - Site
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