L’Abbaye de Chaalis

C’est en visitant récemment le musée Jacquemart-André (1) que j’ai découvert l’existence de L’Abbaye de Chaalis. En effet, à la mort de son époux, Édouard André, Nélie Jacquemart racheta le domaine de l’Abbaye de Chaalis. Elle poursuivit ses voyages à travers le monde et rassembla de nombreuses œuvres dans le château.

A sa mort, l’ensemble du domaine, comme elle l’avait souhaité, fut légué à l’Institut de France.

Nous avons donc visité, par une belle journée ensoleillée, ce domaine, qui comprend outre le musée, les ruines d’une ancienne église, une chapelle possédant de superbes fresques de Primatice.

Nous avons pu également participer au premier atelier des parfums de l’année, où après avoir senti les notes de tête, de cœur et de fond, nous avons choisi la composition du parfum que nous avons emporté avec nous.


Ecrit par Lise - Site

  1. Voir les articles
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    La collection Brukenthal au musée Jacquemart-André avec l’application pour iPhone []

1 commentaire pour “L’Abbaye de Chaalis

  1. Châalis ! un nom qui parle tout de suite aux lecteurs de Gérard de Nerval.

    C’est au chapitre VII de Sylvie (in Les Filles du Feu) :

     » Châalis, encore un souvenir !  »

     » Cette vieille retraite des empereurs n’offre plus à l’admiration que les ruines de son cloître aux arcades byzantines, dont la dernière rangée se découpe encore sur les étangs, reste oublié des fondations pieuses comprises parmi ces domaines qu’on appelait autrefois les métairies de Charlemagne. La religion, dans ce pays isolé du mouvement des routes et des villes, a conservé des traces particulières du long séjour qu’y ont fait les cardinaux de la maison d’Este à l’époque des Médicis : ses attributs et ses usages ont encore quelque chose de galant et de poétique, et l’on respire un parfum de la Renaissance sous les arcs des chapelles à fines nervures, décorées par les artistes de l’Italie. Les figures des saints et des anges se profilent en rose sur les voûtes peintes d’un bleu tendre, avec des airs d’allégorie païenne qui font songer aux sentimentalités de Pétrarque et au mysticisme fabuleux de Francesco Colonna… « 

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